Anticipations - Hebdo
26/07/2010
Anticipations Hebdo - Ce qu'il faut retenir de la semaine du 26 juillet au 1er août 2010
LES 3 POINTS ESSENTIELS POUR LA SEMAINE DU
26 JUILLET AU 1er AOUT 2010
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-Première estimation du PIB américain du 2ème trimestre. Les attentes sont
systématiquement révisées à la baisse
-Chiffres d'inflation en zone Euro et en Allemagne pour juillet (estimation
flash) et au Japon (juin)
-Commandes de biens durables aux USA, Confiance des ménages américains
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MACROECONOMIE – CE QU'IL FAUT RETENIR DE LA SEMAINE DU 19 AU 25 JUILLET
2010
-Evolution assez différenciée des enquêtes européennes au cours de la semaine.
Les enquêtes allemandes sont très nettement en phase d'amélioration. L'IFO
et l'indice synthétique de l'enquête PMI/Markit progressent rapidement.
L'enquête française est plus modérée. Celle de l'INSEE s'améliore mais
est toujours en retrait par rapport à sa moyenne historique, celle de Markit
pour la France s'infléchit mais dans un territoire positif. L'enquête Markit
pour la zone Euro est quasiment stable en juillet par rapport à la moyenne
du T2. Le point intéressant est la très légère amélioration du marché du
travail.
-En Allemagne, l'enquête IFO s'inscrit à 106.2 en juillet contre 101.8
en mai. Le chiffre se rapproche de son plus haut historique (108.9 en décembre
2006). Le décalage sur le mois est spectaculaire et s'observe sur les deux
composantes (situation courante et anticipations). Les enquêtes placent
clairement l'économie allemande dans une situation de croissance. Le point
à souligner et le changement dans la dynamique de l'économie allemande.
L'accélération des nouvelles commandes constatées dans l'enquête PMI/Markit
n'est plus le fait des commandes à l'exportation comme en mars et en avril
mais reflète une demande interne plus robuste. Cela est cohérent avec l'amélioration
de la composante sectorielle relative à la distribution dans l'enquête
IFO. Ce changement a été confirmé par l'enquête de confiance auprès des
ménages. Le seul bémol est la relative stabilité dans la construction.
-En France, l'enquête mensuelle de l'INSEE indique une amélioration du
climat des affaires dans le secteur manufacturier à 98 après 96 en juin
(96.3 en moyenne sur T2). Cela traduit une meilleure orientation des commandes
domestiques et étrangères. La production passée est stable à un niveau
élevé (22 contre une moyenne historique de l'indicateur à 5) mais les perspectives
personnelles d'activité se replie légèrement à -9 contre une moyenne historique
de 5. les stocks restent bas.
-L'enquête trimestrielle menée par l'INSEE retrace une orientation proche.
La demande (commandes) est plus soutenue et l'emploi et les heures travaillées
s'améliorent reflétant une activité plus robuste. Il n'empêche que les
tensions restent réduites. Le taux d'utilisation des capacités de production
est stable sur le trimestre par rapport au précédent. Il s'inscrit à 78
% contre une moyenne historique de 86 %.
-L'enquête PMI/Markit suggère un indice synthétique en retrait pour l'ensemble
de l'économie à 56.5 en juillet contre 57.3 en T2. Ce n'est pas dramatique
mais reflète un tassement dans le secteur manufacturier. On notera surtout
ici que l'indicateur d'emploi dans l'enquête se stabilise à 51 montrant
une certaine stabilisation du marché du travail.
-Repli de la consommation des ménages en juin. Les dépenses reculent de
-3.5 % en T2 après déjà -7.2 % en T1 (taux annuel). L'influence de l'automobile
après la fin de la prime est toujours forte sur le trimestre mais s'infléchit
dans une lecture d'un mois sur l'atre. Hors auto le chiffre de T2 est positif
mais modeste (0.97 ù après -1.13 % en T1).
-La situation française est presque bonne mais on ne perçoit pas sur quel
support la croissance s'accélèrera dans les prochains mois ?
-Dégradation du marché de l'immobilier US. L'indice NAHB, les mises en
chantier et les reventes de logement donnent encore un signal négatif sur
l'orientation du marché. Celui-ci ne se retournera vraiment qu'avec l'amélioration
de l'emploi.
-Hausse plus forte qu'attendue du PIB anglais. Il ressort à 4.6 % en T2
en taux annualisé après 1.24 % en T1. Sur un an, sa progression est de
1.6 %. L'acquis, non annualisé est de 1.2 %. Ce sont l'activité dans les
services et dans la construction qui ont le plus contribué. Le détail avec
la répartition par dépenses sera connu le 27 août.
-Amélioration des ventes de détail au UK en juin - +0.7 % sur le mois et
+6.9 % en taux annualisé en T2 contre un repli de -9.85 % en T1 (taux annualisé).
On pourrait voir sur ces données en volume un élément d'explication de
l'accélération du PIB anglais.
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MARCHES FINANCIERS – CE QU'IL FAUT RETENIR DE LA SEMAINE DU 19 AU 25 JUILLET
2010
Publication des résultats des stress tests bancaires pour l'Union Européenne.
Le principe : les banques sont virtuellement soumises à un scénario très
dégradé sur l'activité économique et sur les variables financières (notamment
les dettes souveraines). L'objectif est de voir si, en malmenant les indicateurs
bancaires, le système peut résister. Sur 91 banques en lice, 84 sont au-delà
des contraintes et 7 sont dans une situation de fonds propres insuffisants
(besoins de 3.5 Mds).
-Ces tests ne doivent pas être comparés directement aux tests américains
dans les résultats car ils arrivent plus d'un an après ceux faits outre-Atlantique.
La situation a changé et les interventions des Etats ont changé l'équilibre.
-Ces résultats valident l'idée d'un système bancaire qui a retrouvé une
plus grande solidité. C'est ce qu'indiquaient les analystes financiers.
L'accent mis sur 5 banques espagnoles qui ne passent pas les tests reflètent
la perception d'une nécessaire restructuration du secteur au-delà des Pyrénées.
-Ces tests ont été l'occasion de donner davantage d'informations, notamment
sur les expositions souveraines. A chacun maintenant de faire tourner ses
propres tests en utilisant ces données.
-Depuis le 19 et la résolution de la banque centrale de Chine de rendre
la parité du yuan plus flexible on a assisté à deux mouvements. Le premier
est le passage très rapide de 6.83 à 6.77 contre dollar puis une évolution
entre 6.77 et 6.78. Le mouvement est limité, bien en deçà des attentes.
-Remontée du taux d'intérêt brésilien. Le Selic passe de 10.25 % à 10.75
%.
-Discussions indirectes entre Bernanke et Trichet sur l'Etat de l'économie.
Bernanke parlait au Congrès américain alors que Trichet publiait une tribune
dans le Financial Times. La différence majeure dans la perception de la
situation économique résulte du support à apporter à l'activité pour qu'elle
devienne plus autonome. Bernanke s'intéresse aux relais qui permettront
à la croissance de s'auto-entretenir. Trichet est déjà à cette phase considérant
alors que tout retard dans l'ajustement budgétaire est un frein à cette
convergence.
-Il y a d'un côté une convergence spontanée vers l'équilibre (Trichet)
et de l'autre des interrogations sur la façon dont l'économie va durablement
redémarrer (Bernanke). Sans revenir sur des points déjà développés, la
zone Euro ne peut se résumer à l'Allemagne et l'embellie allemande n'est
pas suffisante pour valider une consolidation budgétaire rapide pour l'ensemble
de la zone Euro. C'est un des points qu'il va falloir surveiller. L'amélioration
de l'économie allemande ne permet pas un changement trop rapide et trop
marqué des politiques économiques, notamment de la politique monétaire
de la BCE.
-Ces discussions sur la stabilité des systèmes économiques ne sont pas
nouvelles. Elles ont jalonné l'histoire économique de Bodin – Malestroit
à Keynes – Pigou en passant par Keynes – Hayek.
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hebdo du 26 juillet au 1er août 2010
Rédigé par Zouhoure Bousbih, Stéphane Pignon et Philippe Waechter - Direction
de la Recherche Economique de Natixis Asset Management